Le nouveau
QUINTETTE DU HOT CLUB DE FRANCE
03
Juillet
Chapiteau
Cours Stanislas - 88500 Mirecourt
19h30
Apéritif dinatoîre au bord du Madon
Pour les détenteurs du forfait week-end uniquement
21h00
Près de 75 ans après son dernier concert, la formation qui a donné à la France (et à l’Europe) son apport le plus original et significatif à l’histoire du jazz renaît de ses cendres !

Plein tarif: 20€
Étudiants/demandeurs d'emploi/résidents: 15€
Réservation possible en fonction des places disponibles.
Entrée libre pour les détenteurs du Forfait WEEK-END
Un esprit. Une esthétique. Un son. Voilà ce que s’emploie à faire revivre le nouveau Quintette du Hot Club de France afin de prolonger l’héritage créatif de ses augustes fondateurs. Car il en est des légendes comme il en est des phénix : on a beau les laisser s’éteindre, la braise ne disparaît jamais complètement. A l’image d’un Golden Gate Quartet, ou d’un Count Basie Orchestra, le Quintette du Hot Club de France n’a pas dit son dernier mot. Voici en somme la philosophie qui anime cette renaissance : porter le flambeau. Le porter en France mais aussi (et surtout) à l’étranger puisque cette musique est profondément parisienne et française. Voilà l’ambition du nouveau Quintette du Hot Club de France : rechercher l’authenticité dans l’exécution d’une esthétique plutôt que d’interpréter simplement ses classiques. Mais comment est né cette idée folle ? Orfèvres déjà reconnus du swing des années 1920/1930, les membres de cette renaissance historique furent invités par le Hot Club de France à se produire en concert à l’occasion d’un évènement organisé par l’illustre association. Après la sortie remarquée de l’album If horses were roses du Duved’s Pre-bop Orchestra, Duved Duyanevsky et Daniel Garlitsky se sont retrouvés à jouer à bord d’un bateau nommé Daphné. Cela ne s’invente pas : Daphné n’est-il pas le titre d’une des premières et plus célèbres composition du tandem Grappelli / Reinhardt ? Le nouveau Quintette du Hot Club de France ne se veut pas seulement comme un hommage ou un cover band. La formation propose une approche personnelle de ce véritable patrimoine qui mêle l’exigence et le respect de la musique classique au tempérament résolument « Hot ». Un savant cocktail qui fit tout le sel de cette formation créée en 1934. Par « Hot », entendez : swing ardent, engagement et exaltation. Autrement dit : une certaine propension à faire remuer les corps et galvaniser les esprits, tout en délivrant une remarquable précision d’exécution. Django Reinhardt n’avait-il d’ailleurs pas déclaré : « Le jazz m’a attiré parce que j’y trouvais une perfection de forme et une justesse instrumentale que j’admire dans la grande musique mais qui font défaut aux musiques populaires » ? C’est avec cette philosophie que ce nouveau Quintette du Hot Club de France propose, outre quelques classiques incontournables de Reinhardt et Grappelli, une sélection de compositions originales, de standards des années 1910 à 1940 (judicieusement sélectionnés pour n’avoir jamais étés enregistrés par leurs aînés) sans non plus s’interdire quelques adaptations swing d’oeuvres du répertoire classique. Car il reste de nombreux territoires à explorer : la richesse de la création musicale de l’entredeux guerres ne cesse d’inspirer Duved Dunayevsky et Daniel Garlitsky qui embarquent leurs acolytes dans une exploration poussée et enthousiaste de ce répertoire. Le guitariste et le violoniste ont mené un parcours aux points de départ respectivement opposés. Duved Dunayevsky fit ses premiers pas musicaux dans des genres contemporains usuellement prisés des jeunes guitaristes avant d’être irrépressiblement séduit par la noblesse, le raffinement et la spontanéité du swing d’avant-guerre que jouait Django Reinhardt. Depuis son arrivée à Paris, il en a d’ailleurs fait un mode de vie à part entière. Daniel Garlitsky, issu d’une lignée de violonistes virtuoses et pédagogues reconnus, est un soliste de premier plan. Son parcours déjà hautement émérite l’a fait jouer à travers le monde, multipliant les collaborations. La rencontre avec son partenaire l’a amené à s’écarter de la musique classique pour entrer pleinement dans la pratique du jazz et se retrouver avec Duved autour de cette passion commune pour l’esthétique swing des années 30. Décidément, tous les chemins mènent à Rome... Se focalisant sur cet « âge d’or » du premier Quintette du Hot Club de France, cette association d’esthètes se fédère autour d’une idée aussi délicieusement illusoire qu’excitante : imaginer ce qu’aurait pu continuer à développer Reinhardt et Grappelli, si la seconde guerre mondiale et la révolution Be-Bop n’étaient jamais advenues. Dès lors, écouter le nouveau Quintette du Hot Club de France en concert constitue une expérience artistique et historique à part entière : pour peu que vous ayez la chance de les entendre dans un cadre raffiné, Art Nouveau ou Art Deco, vous aurez droit à votre propre « Midnight in Paris ». Ou pourquoi pas « Midinight in Tokyo » ou « Midnight in London » puisque les membres du Quintette traversent régulièrement les océans : nul doute que leur réputation d’experts du répertoire des années 1920/1930 va les précéder pour les tournées à venir. Texte: Michel Mercier
Les musiciens

Pierre Richeux
Après des débuts sur la route du blues électrique, Pierre Richeux prit durant son adolescence le chemin de la musique acoustique en suivant l’enseignement de Serge Krief (ancien élève de Matelo Ferret) qui lui transmet la passion de l’héritage Reinhardtien, du jazz manouche et plus généralement du swing. C'est en jouant avec les plus grands du style dans de nombreux lieux mythiques parisiens (La Chope des Puces, Autour de midi-minuit, Le Caveau de la Huchette) et dans les festivals (Samois-Sur seine, Puces de saint ouen) que Pierre Richeux a forgé sa personnalité musicale, l’amenant à créer la formation Octave et Anatole. Véritable puriste, il a su, par une approche quasi religieuse, développer une patte, un son dans le respect de l’héritage de Django. Tantôt guitariste, arrangeur ou même contrebassiste, il est avant tout au service du swing, dénominateur commun de tous les Jazz.

Daniel Garlitsky
Un talent vraiment exceptionnel (Benoît Duteurtre), passionnant, précis et subtil (Neue Württembergische Zeitung), confiant (The Independent), et élégant (The Times), le violoniste Daniel Garlitsky possède un son exceptionnel et pur (Ouest France), une précision et un caractère incroyables (Dr K. G. Berg), et offre une interprétation majestueuse (Diapason). Daniel Garlitsky est le descendant d'une lignée de célèbres violonistes et pédagogues russes : le grand-père Mikhail, créateur de la fameuse méthode de violon Pas à pas et le père Boris, lauréat du concours Paganini, premier violon solo de l'orchestre des Virtuoses de Moscou et de l'Orchestre philharmonique de Londres. Né en Russie à Moscou, le jeune Daniel arrive en France au début des années 90 où il poursuit un parcours académique exemplaire couronné des plus hautes distinctions, notamment au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, établissement ou il a d’ailleurs enseigné. Il a depuis oeuvré à travers l’Europe et l’Asie comme soliste au sein d’orchestres de chambre ou philharmoniques, chef d’orchestre symphonique et philharmonique, arrangeur, compositeur et pédagogue. Son vaste répertoire s’étend du début de l'époque baroque à différents compositeurs du XXIe siècle dont il a joué ou créé les oeuvres. Sa rencontre avec Duved Dunayevsky lors de jam-sessions informelles l’a fait entrer dans le monde du jazz qu’il a embrassé avec sérieux, talent et passion, comme à son habitude.

Scott Koehler
Scott Koehler est né à Perth, en Australie. En 2002, Il s’installe en France en tant que comédien et marionnettiste. Il travaille notablement avec des références du genre comme Philippe Genty ou Irina Brook sur plusieurs productions. À Paris, il découvre la scène du jazz manouche et la musique de Django Reinhardt. Guitariste de formation, il a étudié avec Serge Krief, François Hegron et Duved Dunayevsky tout en fréquentant assidûment les jam sessions de la capitale. Avec une présence scénique sobre et charismatique, il se produit régulièrement comme contrebassiste avec le «Duved’s Hot Five», «Swing Cocktail» et le «Quintette Swing de Paris».

Duved Dunayevsky
Guitariste, compositeur et directeur artistique, Duved Dunayevsky captive l’auditoire par sa vision musicale immersive. Né en Israël, il débute la guitare à l’âge de 12 ans. Après avoir découvert la musique de Django Reinhardt et des frères Ferret (en particulier Sarane), il s’est dédié totalement à la maîtrise de son style de jeu, plus précisément pour la période pré 1940, acquérant une réputation internationale dans sa capacité quasi unique d’évoquer le «son Django» d’avant-guerre. En 2016, il reçoit du gouvernement français une carte de séjour «Compétence et talents» et s’installe à Paris. Il forme ensuite le Duved’s Hot Five (ensemble qui restitue déjà le son et l’esthétique du Quintette du Hot Club de France) puis le Duved’s Pre Bop Orchestra (groupe de 12 musiciens interprétant des compositions originales inspirées par la musique classique et jazz des années 1920). Il se produit et enregistre régulièrement avec ces deux formations. Son jeu maîtrisé et son style sont reconnus et appréciés de nombreux musiciens. Il se produit et donne des masterclasses partout dans le monde.

Andrea Soria
Guitariste-chanteur originaire de Milan, Andrea Soria débute sa carrière dans le Nord de l’Italie en interprétant des chansons à texte, de variété italienne ou internationale. Arrivé à Paris en 2003, il tombe amoureux du swing de Django Reinhardt et commence l’apprentissage de la guitare manouche avec Olivier Guymont et François Hegron. Depuis une quinzaine d’années, il joue et chante les standards jazz des années 30/40 à Paris, dont il traduit parfois les textes en italien. Il anime des jams sessions et se produit avec Duved Dunayevsky et son quintet en portant une attention toute particulière à l’art subtil de la “pompe” manouche. En 2019 il intègre la compagnie La Guinche avec laquelle il tournera plusieurs années en France et en Europe avant de resserrer sa collaboration avec Duved Dunayevsky.